• Je vous ai parlé, dans un précédent article, du Pont d'Andance. Celui-ci présente un intérêt certain. Il fut construit en 1827 par Marc Seguin, ses trois frères et Armand Thevenet.

    Andance est une commune de l'Ardèche, à 13 km au sud de Serrieres sur l'une des routes reliant Annonay à la Vallée du Rhône. Avec ses câbles d'acier et sa pile centrale, le Pont d'Andance qui relie cette ville à Andancette est parmi les plus anciens ponts suspendus de France encore en usage aujourd'hui. Deux ans plus tôt , les frères Seguin avaient construit le Pont de Tournon.

    Le mode de suspension par câble est une innovation due au génie inventif des frères Seguin. L'histoire retiendra également que Marc Seguin inventa en 1827 la Chaudière tubulaire à vapeur qui révolutiona les "machines à vapeur", (voir le dessin d'époque) futures locomotives circulant sur la première ligne de chemin de fer construite par les mêmes, à la même époque entre Lyon et Saint Etienne. Le pont d'Andance répondait fort probablement au besoin de désenclavement d'Annonay , ville où les frères Seguin étaient des entrepreneurs entreprenants à défaut d'être des traîteurs intraitables. Détruit en grande partie le 30 août 1944 , le Pont fut reconstruit et surélevé en 1946 pour permettre le passage des navires à vapeur. (source: http://art-et-histoire.com)

    Connaissez vous la légende des Trois Demoiselles d'Andance? Non? Pour vous procurer ce texte, rien de plus simple: cliquez sur "contactez moi" , envoyez un mail et je vous enverrai en pièce jointe le texte de cette belle et triste histoire.


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  • Lorsque Fleur d'Avril nous a dit : " J'ai des fourmis dans le safran" nous avons tout de suite compris qu'il était urgent de l'emmener en balade. Le 29 mai le temps s'y prêtait bien. Un joli soleil printanier, pas un nuage et une très légère brise du nord.

    A cette occasion nous avons invité Jacqueline, Jacques et leur fils Martin. Pour la sortie, c'est Agnès qui s'y "colle". Malgré le courant encore sensible dans le port, elle s'en sort très bien. En fait, elle fait comme les judokas. Elle utilise la force de son adversaire et, ce qui aurait pu compliquer sa manoeuvre devient un atout pour mettre Fleur d'Avril dans un bon cap. Sortie tranquille à 800 tours, 1200 pour aborder le courant du fleuve puis 2000 pour une remontée en douceur en direction de l'écluse de Vaugris ( que nous ne passerons pas ce jour là).

    Agnès barre, je suis en vigie car il flotte quelques troncs que nous avons intérêt à éviter. Jacques, à l'arrière fait ses "raccords" de bronzage, Jacqueline, comme d'habitude ne tient pas en place, Quand à Martin, il médite en silence. Ah!!! ces intellos!!!! Quoi que, lorsque la barre lui est confiée, il se débrouille fort bien.

    Hors du chenal, quelques petits bateaux à faible tirant d'eau ont jeté l'ancre. Sur les uns on pêche, sur un autre Madame soigne le hâle d'une partie de son anatomie que la décence m'interdit de citer. Nous passons sans ralentir. Quelques "jobards" sur des mini-bateaux dotés de puissants moteurs nous croisent ou nous doublent à 50km/h ce qui chahute un peu notre "pôvre" Fleur d'Avril . Nous faisons le "coup du mépris" à ces navigateurs du dimanche. "Foncez !! les gars, vous n'aurez pas le temps d'admirer les oiseaux, les cygnes, les canards, le ciel. Vous n'aurez pas le temps de saluer les pêcheurs, les mariniers, les autres plaisanciers...."


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  • Autant notre "descente" sur Andancette a été tumultueuse, autant notre remontée est fort tranquille. Dès les premiers rayons du soleil, nos "voisins" accostés à double, reprennent le cours de leurs voyage. Il reste beaucoup de route, à notre jeune voisin allemand , par la Saône (voir notre lien : saône.org) , le canal de la Saône au Rhin, puis le Rhin avant de retrouver le pays de Goethe. Quand aux suisses , leur bateau sera sorti à Lyon et rejoindra l'Helvétie par la route. Nous, nous avons le temps. Le petit déjeuner est copieux et les garçons "frétillent" de reprendre la navigation. Départ sans problèmes direction l'écluse de Sablons que nous passons sans encombre vers midi . Sans être très expérimentés, nous l'abordons plus tranquilles qu'à l'accoutumée. Le temps est beau, le vent à tourné. Venant du nord, il accompagne le courant . Le fleuve est calme. Petite rentrée au port dans le courant de l'après midi. Plus nous naviguons, plus nous assimilons une idée simple : aller toujours len-te-ment..... Prendre son temps est la clé de la réussite, pour entrer au port comme pour le reste..... Les jours suivants sont bien maussades.Vents et pluies nous empêchent de naviguer. Qu'importe ! nous nous adaptons. Rendez vous est pris pour l'année prochaine.... Et l'année prochaine c'est dans quelques semaines. Ce sera la Saône et la Seille jusqu'à Louhans durant la deuxième quinzaine de juillet. Au mois d'août nous vous raconterons notre "croisière" au long cours..... Promis.

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  • Or donc, en cette fin d'après-midi d'été, nous croisons sous le pont d'Andance, faisons demi tour en aval et nous présentons face au courant pour accoster au ponton d'Andancette. Le courant est fort , le vent tourbillonnant. Bien ajuster l'angle d'approche, aller doucement mais avec suffisament de puissance pour ne pas "étaler" (1).

    Soudain une bourrasque ramasse le bateau par l'arrière. Adien l'angle d'approche estimé au degrès près (enfin presque). Nous filons tout droit sur le Duc d'albe(2) aval. Arrière toute. Le bateau se redresse. Un gros coup de gaz avant et le courant nous rabat sur le ponton. Merci le courant. Françoise descend sur le ponton et immobilise le bateau par l'avant. Agnès fait la même chose à l'arrière. Ouf!!!! Nous voilà rendus.

    Moins d'une demie heure plus tard nous voyons un voilier (démâté) piquer sur nous. A l'arrière un type nous fait de grands signes. Nous avons compris, il veut accoster à couple. C'est un jeune allemand qui remonte des îles Baléares. Autre chose qu'un aller-retour Les Roches / Andancette !!!! Plus tard, un troisième bateau nous rejoindra. Un couple de jeunes suisses. Ces deux bateaux ont subi une véritable tempête fluviale à hauteur de la centrale nucléaire de Cruas. Là, le Rhône est très large. Le courant nord-sud et un vent violent sud-nord ne font pas bon ménage. Les trois bateaux, durant la nuit, seront bien chahutés par le passage de grosses unités commerciales. Vraiment très chahutés.

    A bientôt , au septième épisode.

    -1- Etaler: Faisant face au courant, la puissance utilisée vous permet de faire du surplace, pas plus.

     -2- Le Duc d'Albe eut l'idée d'amarrer ses bateaux à de gros pieux enfoncés dans le fleuve. Suffisament près pour rejoindre la rive et suffisament loin pour disposer d'un mouillage suffisant. Aujourd'hui, les Ducs d'Albe sont de gros tubes métalliques noirs. (voir les photos) NB: N'oubliez pas que parmi les liens de ce blog, vous pouvez trouver un lexique fluvial.


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  • Pour demain la météo n'est pas très clémente. Vent du sud annoncé et seulement quelques éclaircies. Nous décidons pour autant de descendre jusqu'à Andancette, quite à annuler au dernier moment. Le lendemain, le vent du sud est bien là mais le ciel est tout bleu. Nous larguons les amarres vers 10h et vogue la galère. Fleur d'Avril saute sur les petites vagues courtes. La vigilance est totale. Il faut éviter les bois flottants et les bancs d'algues .

    Nous laissons passer un automoteur qui descend à vide et à bride abattue. Comme nous approchons de l'écluse de Sablons, nous lui filons le train en poussant à 2800 tours pour passer avec lui. Erreur !!! le klaxon d'alarme de surchauffe se met à hurler ! Retour à 1200 tours et tout rentre dans l'ordre. Nous avons fait une erreur de débutants. L'inertie de ce bateau étant très nettement supérieure à celle de Fleur d'Avril, il ralentit bien avant l'écluse. Ceci nous laisse largement le temps de le rattraper et d'écluser avec lui. Au sortir de l'écluse le vent se fait tourbillonnant.Nous approchons du pont d'Andance (photo) et résumons verbalement les manoeuvres d'accostage.

    Le ponton d'Andancette se trouve sur la rive gauche en amont du pont. Il y a du courant et des tourbillons. Que se passera-t-il? sortiront-ils intacts de cet exercice périlleux? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de notre saga de l'été.

    PS: Un de ces jours, je vous ferai un petit article sur le pont d'Andance. Vous verrez, ça vaut le détour.


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